top of page
portraits interview entretien citoyens du Var

Portrait

Église
Image de Antoine Rault
Image de Antoine Rault
Château du luc en provence - var - château varois
Jean François Fontaine boullé - Porteur de projet Château du Luc en Provence.jpeg
JEAN-FRANÇOIS FONTAINE-BOULLÉ
Porteur de projet (Le Luc en Provence)

Lorsqu’il s’installe définitivement dans le Var en 2022, Jean-François Fontaine-Boullé ne se doute pas encore qu’il deviendra, quelques années plus tard, l’un des visages de l’engagement citoyen et patrimonial du Luc en Provence. Pourtant, tout semblait déjà l’y prédestiner.

JEAN-FRANÇOIS FONTAINE-BOULLÉ,
PASSEUR DE MÉMOIRE ET GARDIEN DU CHÂTEAU OUBLIÉ DU LUC EN PROVENCE

 

Natif de Bretagne, il grandit en Ille-et-Vilaine, à Fougères, ville dominée par le plus grand château fort médiéval d’Europe. Un décor fondateur, chargé d’histoire, qui marque durablement son regard. Après vingt années passées en Île-de-France, la famille choisit le Sud de la France, d’abord Nice, puis le Var, véritable coup de cœur. Ce qui n’était qu’une résidence secondaire s’impose rapidement comme un lieu de vie définitif.

Le choix du Luc en Provence n’est pas anodin. Il est à la fois stratégique,

à moins d’une heure de Nice pour rallier l’aéroport pour des raisons professionnelles, et profondément humain : recherche de nature, de quiétude, mais aussi d’authenticité.

 

Directeur commercial pour un fabricant américain d’équipements télécoms opérant en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, Jean-François travaille majoritairement en télétravail. Depuis une maison de village, il pilote une activité à l’échelle internationale, démontrant que la vitalité des villes moyennes est possible grâce aux infrastructures numériques.

Dès leur arrivée, Jean-François et son épouse, ancien Maître Principal de la Marine Nationale, se sentent immédiatement chez eux. Accueillis comme des habitants de toujours, ils s’intègrent rapidement à la vie locale. Leur foyer devient une véritable maison de famille, point d’ancrage durable, au contact de Varois de souche comme de nouveaux arrivants.
 

Portrait du de Jean François Fontaine boullé porteur de projet  réhabilitation du Château du Luc en Provence
carte postale vieux chateau le luc en provence var.jpg
Engagement citoyen au service du Château des Masques

C’est naturellement dans cet esprit que Jean-François s’implique dans le budget participatif lancé par la mairie du Luc. Ce dispositif innovant donne la parole aux citoyens (à partir de l’âge de 10 ans) pour proposer et élire des projets concrets répondant aux besoins réels de la population. En 2024, huit projets sont soumis au vote (six pour la seconde édition en 2025). Jean-François intègre le comité mixte composé de citoyens et d’élus, et devient parallèlement en 2025 référent de participation citoyenne dans son quartier, en lien avec les forces de l’ordre.


Au sein de ce comité, une réalité s’impose : les nouveaux arrivants portent souvent un regard neuf sur un patrimoine que les habitants de longue date ne voient plus. Ruines, vestiges, lieux remarquables… autant de trésors parfois invisibles par habitude. Jean-François constate par exemple que peu de Lucois savent que la ville dispose d’un cinéma. « Les gens de l’extérieur agissent parfois comme un caillou dans la chaussure, mais ils permettent aussi de faire bouger les lignes », résume-t-il.

Cette prise de conscience le conduit naturellement vers le Castellas, colline dominant le vieux village. En cherchant à comprendre l’histoire de sa propre maison de village, située au pied de l’ancien castrum, il découvre des vestiges de fortifications datant des XIIe, XIVe et XVIe siècles, ainsi que les ruines oubliées d’un ancien château féodal dont les premières traces écrites remontent à l’an 1040 : le Château des Masques. Trois anciennes entrées, des calades, des restes de murs… Autant d’indices d’un site majeur, pourtant peu valorisé.

Pourquoi ce lieu n’est-il pas mis en lumière ? En menant ses recherches, Jean-François apprend qu’une tentative de remise en état avait été amorcée par la municipalité il y a une dizaine d’années, avant d’être abandonnée. Plus triste encore, l’histoire révèle que le château, qui n’était pas destiné à disparaître, a été progressivement détruit, notamment lors de la construction de l’autoroute A8 en 1971, par négligence, un bulldozer achèvera de mettre à bas la dernière structure en place, recouvrant même les oubliettes, et l’accès à des souterrains.

Face à cette “injustice historique”, Jean-François décide d’agir. Il participe à la création sous forme associative de « l’Amicale Culturelle du Castellas (ACDC) », avec pour objectif d’entretenir le site, dégager les espaces, arracher les mauvaises herbes, remonter les murs en pierres sèches, et surtout redonner une existence symbolique à ce patrimoine disparu. En parallèle, il imagine un projet fort : reproduire la silhouette du château, non pas pour le reconstruire, mais pour rappeler sa présence, sa place et son rôle dans le paysage lucois.

Image de Jonatan Pie
Expositions récentes

- Reflets sur Impression (Cavalaire, 2016)
- Série Manosque Lumières (Manosque, 2025)
- Ateliers et rencontres (Tourves, Provence Verte, 2025)

Lionel Pasquier pour Simplement Varois

Retrouvez le travail photographique de l'Artiste sur son site Internet :
https://agb83-photo.com/

Portrait & Photo : Lionel Pasquier pour Simplement-Varois.fr
Propos recueillis le 30 Septembre 2025

Contact Rédaction : SimplementVarois@gmail.com

Église
Renaissance du projet du Castellas

Le projet du Château des Masques prend alors forme. Une structure symbolique en acier corten, de 11 mètres de long sur 5,5 mètres de haut, reproduisant la porte cochère, une coursive et un pigeonnier, installée au sommet du Castellas. Visible notamment depuis la RN7 en venant de Brignoles, elle redonnerait à la ville un point de repère vertical, un phare patrimonial au-dessus de la plaine.

 

Le choix de l’acier corten n’est pas anodin : durable, auto-patiné, sans entretien, il s’intègre naturellement au paysage et évoque le passage du temps. La structure, volontairement ajourée, éviterait toute prise au vent et respecterait l’environnement. Un éclairage autonome LED solaire permettrait de la mettre en valeur de nuit, en écho aux aménagements récents de la ville.

Déjà présenté une première fois en 2024, le projet revient en 2025 plus mûr, plus détaillé, enrichi de témoignages d’anciens Lucois et d’un important travail de recherche historique. Soutenu par le dispositif du budget participatif, il incarne une nouvelle façon de faire vivre le patrimoine : participative, pédagogique et tournée vers l’avenir. Les enfants de l’école Jean-Jaurès y sont d’ailleurs associés grâce au programme des Aires Terrestres Éducatives (ATE).

Au-delà de l’œuvre elle-même, Jean-François imagine un véritable itinéraire touristique : signalétique, QR codes donnant accès à des archives, photos anciennes, cartes postales, contenus pédagogiques. Une manière d’inviter les visiteurs à s’arrêter au Luc, souvent traversé sans être découvert, et de dépasser l’image réductrice de la seule zone commerciale de la RN7.

Avec le Château des Masques, Jean-François Fontaine-Boullé montre qu’un citoyen engagé peut devenir un passeur de mémoire.

Un homme qui, venu d’ailleurs, choisit de faire sien un territoire, d’en révéler la richesse et d’en transmettre l’histoire.

Si le projet est retenu, un “phénix” pourrait renaître de ses cendres, 55 ans après la destruction du château.

Une renaissance symbolique, mais profondément collective.

Le projet a été classé troisième en 2024 et deuxième en 2025.

Un appel à soutien pour faire renaître le Château des Masques

Aujourd’hui, pour permettre à ce projet patrimonial de voir concrètement le jour, Jean-François Fontaine-Boullé lance un appel au soutien. La réalisation de la structure symbolique du Château des Masques nécessite un budget global estimé à 50 000 euros.

 

Une enveloppe indispensable pour couvrir les études techniques, la fabrication, l’installation de la structure en acier corten et les dispositifs de valorisation associés.

 

L’initiateur du projet souhaite ainsi mobiliser des financements croisés, qu’ils soient publics, privés ou associatifs : collectivités territoriales, entreprises locales, mécènes, fondations, acteurs du tourisme et de la culture, mais aussi citoyens attachés à la mémoire du territoire.

 

Plus qu’un simple financement, il s’agit de porter collectivement un projet fédérateur, symbole d’identité, de transmission et de renouveau pour Le Luc en Provence.

Lionel Pasquier pour Simplement-Varois.fr

Budget participatif appel à mécénat le luc
structure acier corten vestiges château des mascs le luc en provence patrimoine historique et culturel du var
vergeiras projet de structure posée sur la colline rappelant la silhouette du chateau des masques au luc en provence .png
tour ruines du chateau des masques des mascs le luc en provence .jpg
  • Facebook Château des Mascs Le Luc en Provence
Facebook Projet Château des Mascs
  • Facebook L'amicale culturelle du Castellas
Facebook L'amicale culturelle du Castellas
  • LinkedIn
Jean-François Fontaine-Boullé

+ de Portraits de talents Varois 

bottom of page